Kamala
Récit

Kamala, écrivaine, peintre, je suis née le 21 Juin 1956 en France, premier jour de l’été, ce devait être un signe, j’adore le soleil et la chaleur.
D’origine Arménienne, c’est peut-être l’Orient qui coule en mes veines et me fait vivre mille et une nuit dans lesquelles je réécris et repeins la vie que je voudrais toujours voir briller de milliers d’éclats. Je passe mon enfance à Marseille, ma ville rebelle.
Les études... difficiles à gober durant la période où elles nous sont imposées. Je suis alors en échec scolaire essentiellement pour cause d’école buissonnière. La vie m’apparait bien plus intéressante. Plus tard lorsque j’en sentirais l’utilité, en candidate libre j’obtiendrais deux diplômes, valant bac +5, comme quoi....
De petits boulots au monde des affaires la période est longue... Jusqu’à cette période charnière où je lâche prise, j’ai alors 45 ans et je viens de terminer « Attitude intérieure » publié alors à compte d’auteur.
Le chemin de St Jacques de Compostelle sur lequel je suis comme guidée, va m’aider à trouver ma voie, ce sera : l’art et l’humanitaire.
S’ensuivront de nombreuses années de travail de rue au sein de la Croix rouge française, si riches d’émotions et de visions, ce kaléidoscope de vies éclatées, ne fait que confirmer mon désir de transcendance.
La peinture est alors exutoire, des visages, des cris et des larmes, à peindre pour les faire revivre, à écrire pour les faire exister.
Être Humain en un monde meurtri, voilà bien le combat d’une vie... Je vais passer d’une période de révolte durant ma jeunesse fugueuse, en une noire descente qui ne me laissera que deux choix : lâcher ou vivre.
C’est alors que la littérature et ses existentialistes vont me ‘sauver’, me reconnaissant en ces combattants littéraires que sont Nietzsche, Rainer Maria Rilke, Hermann Hesse, aux poètes chanteurs, ce si cher Léo Ferré, Brel, Brassens, et mes amis penseurs, d’Yves Simon à Bohringer, et puis de mes héros humanistes, Henry Dunant , sœur Emmanuelle, mère Theresa, l’abbé Pierre, Poupy, et tant d’autres qui me pardonneront d’oublier de les citer, même si leur empreintes en moi sont gravées. De l’humanitaire à l’art, vouloir sans cesse élever l’humain.
Arrive la période spirituelle avec ses maîtres précieux, Aurobindo, Mère, Shantymayi, Ramana Maharshi, Moodji, jusqu’à trouver le point essentiel le Soi, sans pour autant cesser d’œuvrer. Artisane du cœur au trois quart de ma vie, l’essentiel et le but ultime de notre passage ici bas restent pour moi l’Amour et le partage.
Transmettre et ramener à l’universel, les sensations, les émotions, par toute forme d’art ou d’actions m’apparaît être acte de solidarité, voire le devoir de ceux qui ont ce don de perception !
N’existons-nous pas tous en l’autre ?
